La vierge

 

Virgo, la Vierge, est le seul personnage féminin de toutes les constellations du zodiaque. On l’associe à de nombreuses divinités.

La Vierge ailée, tenant la palme et l’épi que marque sa plus brillante étoile, était adorée dans toute l’Antiquité comme la grande déesse des Moissons.

Les origines du culte de la Grande Déesse, à la fois vierge et mère, sont certainement préhistoriques, mais depuis que l’histoire existe, elle a été associée à la constellation Virgo que le soleil traverse au moment de la moisson.

C’est l’ancienne déesse irakienne Ishtar, reine des Etoiles, amante du dieu du blé Tammuz dont elle pleure la mort chaque automne, lorsqu’il est fauché dans sa jeunesse. L’hiver règne pendant son voyage aux Enfers où elle va le chercher. Ensuite, comme le blé nouveau, il ressuscite à chaque printemps.

Les histoires de Vénus (Aphrodite) et Adonis, d’Isis et d’Osiris, et de Cybèle, (la Grande Mère), la déesse primitive asiatique ceinte de la couronne tourelée qui aimait Attis, sont des variantes de ce thème. De même que Virgo suit Leo dans le zodiaque, le char de Cybèle est tiré par des lions.

En Grèce, Virgo est Déméter, la déesse de la Fertilité, ainsi que sa fille Perséphone qui passe l’hiver aux Enfers et revient sur terre au printemps. Virgo est aussi la muse de l’Astronomie, Uranie, qui passait pour avoir été mise dans les cieux par Apollon, dieu de la musique et de la divination.

Pour les romains, c’est Astrée, déesse de la Justice et des Lois de la nature, qui fut la dernière des Immortelles à quitter la terre abreuvée de sang après que les âges d’or, d’argent et du bronze eurent fait place à l’horreur des temps modernes et à l’âge du fer. La promesse de son retour et la naissance imminente d’un enfant qui ramènerait l’âge d’or, permit aux Chrétiens d’assimiler Virgo à la Vierge Marie.

Spica, l’Epi de Blé, est l’étoile la plus brillante de Virgo, et le fameux temple de Diane (Artémis) à Ephèse en Turquie s’alignait sur elle. Virgo, couchée sur le dos, les pieds vers l’Est, est aujourd’hui appelée le « royaume des galaxies », 3000 d’entre elles situées à environ 65 années de lumière, étant éparpillées au-dessus de la tête, des épaules et de l’aile gauche de la déesse, comme des joyaux sans éclat.

Son étoile, Gamma Porrima (sur la planche entre son bras gauche et sa poitrine) était la déesse romaine de la Prophétie. Vindemiatrix, la vendangeuse qui marque son bras droit, fut ainsi nommée parce que son lever matinal annonçait l’époque des vendanges.

 

Illustration  ©  http://hsci.cas.ou.edu/

 

 

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